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 Imprimé à partir du site web lavoixgaspesienne.canoe.ca - Friday, February 20, 2009 - © 2009 LA VOIX GASPÉSIENNE ET LA VOIX DU DIMANCHE Marie-Laure Leymonie: citoyenne du monde
Johanne Fournier
Wednesday, December 03, 2008 - 14:31
Entre Nous (portraits) - La coordonnatrice du Regroupement des femmes de la région de Matane, Marie-Laure Leymonie, est née en France. Elle a vécu en Algérie, est revenue en France, d’abord dans le sud, puis ensuite dans le nord. Plus tard, elle a habité Paris et la région de Kent en Angleterre. Elle est débarquée à Montréal il y a 12 ans.
Une seule visite de la Matanie, il y a six ans, l’a convaincue, avec son mari, d’y élire domicile. Son coup de foudre pour la région dure depuis.
Ils ouvrent un gîte du passant
«On devait faire le tour de la Gaspésie et on ne s’est pas rendus plus loin qu’ici, se souvient-elle avec plaisir. Une semaine plus tard, on achetait une maison à Grosses-Roches.» D’ailleurs, cette résidence a permis au couple de concrétiser un vieux rêve: tenir un gîte du passant, qu’il nommera La Maison de Grosses-Roches. Après cinq saisons, le gîte a cessé ses activités. Comme Marie-Laure Leymonie adore cuisiner et partager de bons repas, elle réserve maintenant cela pour ses amis.
Mme Leymonie détient un brevet technique supérieur. En France, elle a occupé des postes de secrétaire. Arrivée au Québec en 1996, elle est engagée comme secrétaire pour la Société de transport de la Communauté urbaine de Montréal (STCUM), aujourd’hui la STM. Elle occupe ensuite un poste similaire chez Assurances AXA et à la Banque Nationale. Tout en travaillant, elle cherche à réorienter sa carrière. Elle suit des cours de naturopathie.
Un intérêt pour les centres de femmes
Son diplôme de naturopathe en poche, elle commence à pratiquer la profession à son compte. Elle donne aussi des cours d’alimentation saine et de cuisine végétarienne. En 2003, la Matanie la fait revenir à sa première profession: elle accepte un contrat de remplacement comme secrétaire pour Emploi-Services.
Comme elle adore les friperies, elle découvre bien vite Les Chiffonnières et, par ricochet, le Regroupement des femmes. «Ça correspond à mes valeurs, explique-t-elle. J’ai découvert un intérêt pour les centres de femmes au point de décider de m’impliquer.» Elle devient tout de suite membre du Regroupement, pour se retrouver ensuite animatrice. Elle est maintenant coordonnatrice depuis deux ans. Selon le nombre de projets, elle dirige parfois jusqu’à neuf employées.
Engagée dans sa communauté
Si elle a voulu s’impliquer, cette défenderesse des valeurs sociales ne le fait pas à moitié: elle est présidente de la Table des organismes communautaires de la région de Matane, trésorière du comité coordonnateur de la Table de concertation des groupes de femmes du Bas-Saint-Laurent et membre du conseil d’administration du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Matane.
Entre-temps, elle a suivi des cours de comptabilité. Elle a aussi complété un certificat en gérontologie de l’Université de Montréal. Actuellement, elle poursuit un certificat en ressources humaines avec la Télé-université (TÉLUQ).
Toute aussi engagée en amour
Marie-Laure Leymonie partage sa vie depuis 15 ans avec Christophe Paul, lui aussi d’origine française. C’est au Québec qu’ils ont choisi de se marier, il y a 11 ans. Trois petites chattes habitent aussi la maison de Grosses-Roches: les sœurs Grisette et Fripouille, natives de Saint-Luc, ainsi que Bianca, qui errait jadis dans Matane.
Depuis quelques années, la quarantenaire a commencé à faire de la peinture. Elle affectionne particulièrement les paysages. Son métier de naturopathe ne l’a jamais vraiment quittée: elle aime ramasser des plantes et des herbes pour en faire des tisanes.
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Des changements depuis cet article de Johanne Fournier ? Et oui, nouveaux projets, nouveau boulot, nouvelles toiles et toujours amoureuse du même homme !
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